Et au milieu, les transports

Aujourd’hui, vous commandez quelque chose en ligne, par correspondance, et aussitôt la possibilité vous est offerte de suivre votre colis. Au moins en ligne sur une page dédiée, mais aussi  avec des alertes SMS et mails.

A l’hôpital, entre la pharmacie et les unités de soins, nous en sommes très loin. Au mieux un suivi de la prise en charge par la pharmacie des commandes. Côté unité de soins, rien. Pourtant le besoin existe. Car je ne connais pas de stocks d’unité de soins qui soient réellement maitrisés. Hormis en armoires automatisées. Et encore.

Le circuit de l’information de prescription est bien connu, appréhendé, pour l’essentiel, maitrisé. Le circuit de logistique intrahospitalière, c’est une autre affaire. ca me refait penser qu’au delà, globalement pour les communications, des solutions comme Vocera, ont de l’avenir.

Mais restons, au flux produit, celui des médicaments : les américains l’ont compris, il y a des économies à réaliser sur l’amélioration des échanges et leur traçabilité.

PlusDelta Technologies

Ce n’est pas QUE américain la traçabilité des tournées de livraison.

International Sofware Development (ISD) s’est dit que si leur système fonctionnait avec des tournées de collecte de déchets, alors pourquoi pas les réassorts en médicaments ? Et donc, ils ont conçu une communication à destination des pharmaciens hospitaliers avec TrackingCol® Mobile :

De nos jours, les pharmacies ont un besoin de plus en plus accru en terme de traçabilité.

Vous avez besoin de pouvoir suivre vos bacs en temps réel pour pouvoir recevoir et gérer les commandes dans les meilleures conditions.

C’est pourquoi nous proposons un outil qui permet d’aider à la planification des interventions, leur suivi en temps réel et à la génération de rapport qualitatifs et quantitatifs d’activité.

C’est très bien et peut se déployer sur toutes les tournées d’un établissement (laboratoire, magasin, restauration…) mais de prime abord, je me suis vraiment demandé à quoi cela servait, et qu’est-ce que cela pouvait avoir de pharmaceutique ???? Rien de spécifique, mais c’est pas grave.

 

ScanPharma

ScanPharma est une application mobile pour appareils iOS et Androïd de lecture de code-barres, qui est disponible depuis ce début d’année.

Ici, il ne s’agit pas de faire de concurrence à MobileTag et autres lecteurs de code-barres, mais de se simplifier la saisie d’une liste de (boites de) médicaments.

Scan Pharma est prévu faire l’inventaire de sa pharmacie chez soi et permet en outre de récupérer les dates de péremption incluses dans les codes datamatrix, permettre une meilleure gestion. Et cela secondairement, grâce à des alertes de l’appli sur ce qui va périmer.

D’expérience, PERSONNE n’est sans aucun médicament périmé (ou à l’abri d’en avoir assez rapidement) dans son armoire à pharmacie domestique. Donc le cas d’utilisation proposé et le principe sont séduisants.

1) prendre une boite en main.

2) la scanner : le code datamatrix en carré, plutôt que le code-barre classique pour récupérer le lot, la date de péremption et quelques fois même la date de fabrication (validé avec le Doliprane 500mg gélule tout du moins). La smartphone doit posséder un autofocus, sinon c’est peine perdue : quand j’avais un iPhone 3, pas d’autofocus,donc je ne pouvais rien scanner.

Uvestérol

3) un clic sur le bouton « Ajouter à ma pharmacie » et c’est dans la liste « Pharmacie ».

scanpharma (1)

Si ScanPharmaFree est aussi fonctionnel que sa version payante ScanPharma, quel est l’intérêt d’acquérir cette version payante ?

D’emblée, la réponse n’était pas présentée avec le descriptif de l’application. Mais elle m’est venue en demandant plus d’information sur un médicament :

scanpharma (2)La version payante est essentiellement pour avoir un accès direct intégré à des informations issues de la BCB , la Base Claude Bernard.

Il existe des codes datamatrix sur certaines doses unitaires : ces codes contiennent des codes UCDet non des CIP : là, les limites sont atteintes, aucune reconnaissance n’est possible.

Seresta-blister

ScanPharma (son fonctionnel) est aussi intégré dans l’application mobile de la BCB Dexther.

Dans BCB Dexther, en haut à droite de l’écran, l’icone en code datamatrix est facilement identifiable pour accéder au scanner :

BCBDexther

Là le principe est de faciliter la saisie des médicaments de son ordonnance.

Mais, dommage, le bouton « Voir les produits scannés » ne fonctionne pas :

BCB-scan

Enfin, l’application, pour ce médicament, CREON 25 000U 60 gélules, s’est trompé dans la lecture du numéro de lot mais pas sur la date d’expiration.

Le code , extrait par MobileTag est : 10628315010340093324795917140801

Soit :

  • 10 Numéro de lot de fabrication 628315
  • 01 GTIN de l’article (UC, UL) 03400933247959
  • 17 Date maximum de validité (AAMMJJ) 140801

D’après http://datamatrix.fr/Documentation/Guide_GS1_DataMatrix_ECC200.pdf

Vous avez l’image de la boite, vous pouvez rescanner ;) .

Peut-être cela fonctionnera-t-il mieux pour vous ?

DMcode-Creon

Ref ScanPharma itunes : https://itunes.apple.com/us/app/scanpharma/id577715589?mt=8

Ref ScanPharmaFree : https://itunes.apple.com/fr/app/scanpharmafree/id580137177?mt=8

Ref Google Play : https://play.google.com/store/apps/details?id=fr.resip.free.scanpharma&hl=fr

La HAS nous parle du diabète de type II

Rien de bouleversant dans ce communiqué de presse de la HAS, rien qu’un rappel de fondamentaux sur le diabète de type 2. Fondamentaux, que l’on a bien du mal à retrouver dans la pratique : les mesures hygiéno-diététiques, base de toute prise en charge.

Ah si, un message qui reste en creux : pas de gliptines !

L’occasion de noter que la HAS dispose de son canal YouTube.

Une ressource à connaitre, car il n’y a pas encore assez d’abonnés !

Diabète de type 2 : Quand et quels médicaments prescrire pour le contrôle glycémique ?

En 2009, 2,7 millions de personnes étaient traitées par médicament pour un diabète de type 2, soit environ 4,6% de la population française. Mal ou non soigné, le diabète de type 2 peut entraîner des complications graves et coûteuses. Le contrôle de la glycémie (sucre dans le sang), un accompagnement et un traitement adaptés permettent d’éviter ou de retarder ces complications. La Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) diffusent ce jour une recommandation de bonne pratique pour aider les professionnels de santé à définir la stratégie médicamenteuse la plus adaptée pour le contrôle glycémique de leurs patients.

La Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) publient ce jour une recommandation de bonne pratique sur le traitement médicamenteux du contrôle glycémique dans le diabète de type 2 pour aider les professionnels de santé à définir la prise en charge la plus adaptée à leurs patients. Afin de faciliter la diffusion de cette recommandation, la HAS met en ligne sur son site une vidéo grand public reprenant les principaux messages de la recommandation ainsi qu’un lien vers un arbre décisionnel informatisé destiné aux médecins.

Un objectif glycémique à adapter selon le profil du patient

L’objectif glycémique cible (taux d’ HbA1C* à atteindre) sera adapté par le médecin au profil du patient et évoluera donc au cours du temps. Pour la plupart des diabétiques de type 2, l’objectif glycémique cible doit être inférieur ou égal à 7%.

Les mesures hygiéno-diététiques, base de toute prise en charge

Adopter une alimentation saine et équilibrée et pratiquer régulièrement une activité physique ou sportive même modérée seront les clés pour réussir à atteindre l’objectif glycémique cible ou encore à le stabiliser. En effet, faire perdre du poids au patient peut aider à baisser la glycémie (près de 80% des diabétiques sont en surpoids ou obèses). L’objectif : pratiquer au moins 2h30 d’activité physique d’intensité modérée par semaine et conserver durablement les habitudes alimentaires.

Si les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas ou plus pour atteindre l’objectif glycémique cible, le médecin, en concertation avec son patient, prescrira un traitement médicamenteux.

La metformine, traitement de première intention

La HAS recommande de prescrire la metformine seule en première intention. Si le traitement par metformine ne permet plus d’atteindre l’objectif glycémique cible, une bithérapie puis éventuellement  une trithérapie pourra être envisagée sur la base d’une association de metformine et de sulfamide hypoglycémiant. L’insuline est le traitement de choix lorsque les traitements oraux et non insuliniques ne permettent pas d’atteindre l’objectif glycémique.

Du fait d’une efficacité moindre, d’un manque de recul sur leur sécurité à moyen et long terme et/ou d’un coût supérieur, les autres traitements doivent être réservés aux situations dans lesquelles les traitements recommandés en première intention ne peuvent pas être prescrits.

Consultez les documents en cliquant ici